Imaginez un saloon monté dans la salle d'activité, lumières tamisées et tables renversées en guise d'abris. Deux équipes débarquent là-dedans, élastiques au bout des doigts, prêtes à se canarder d'un bout à l'autre de la pièce.
Chacun garde ses vies sur lui, des pinces à linge ou des bracelets à la couleur de son équipe. On prend une touche, on lâche une vie, et quand il n'en reste plus on quitte l'arène. Mais sortir ne veut pas dire s'ennuyer : ceux qui sont déjà sur le bord ne se gênent pas pour encourager ceux qui jouent encore.
Matériel
Des élastiques fins, en quantité — les munitions.
Des pinces à linge ou des bracelets de couleur, plusieurs par joueur, une couleur par équipe — les vies.
Des tables, des chaises et des tapis à renverser pour monter les abris.
Un carton jaune et un carton rouge pour le maître du jeu.
De quoi afficher le tableau du tournoi et noter les manches.
Une salle qu'on peut plonger dans la pénombre, et un fond musical.
Règles du jeu
La mise en place
On monte l'arène d'obstacles, on forme les équipes et on affiche le tableau du tournoi.
Chaque joueur reçoit ses élastiques et ses vies — trois pinces à la couleur de son équipe, accrochées sur lui.
Comment on tire
Le tir se fait à la main, sans rien d'autre. On coince l'élastique au bout de l'index, on l'étire vers l'arrière avec l'autre main en passant par-dessus le pouce, puis on relâche d'un coup sec pour l'envoyer droit devant.
On vise le corps ou les jambes, jamais à bout portant. Une touche et le joueur lâche une pince ; quand il n'en a plus, il sort de l'arène.
On joue au code d'honneur : un joueur touché se déclare lui-même.
L'arbitrage
Les équipes au repos arbitrent : elles suivent les échanges et signalent les touches contestées. En cas de litige, le maître du jeu tranche et son mot est définitif.
Fair-play et cartons
Aucune triche tolérée. Un joueur qui refuse de se déclarer touché ou conteste sans cesse reçoit un carton jaune ; au second, le carton rouge le sort de la manche. Les cartons sont au seul maître du jeu.
Le tournoi
Deux équipes s'affrontent par match ; l'équipe qui garde un survivant l'emporte et avance. On enchaîne les quarts, les demies puis la finale, jusqu'à la dernière équipe debout.
Un fond musical tourne pendant les matchs, et les équipes au repos ne se contentent pas d'arbitrer : on les pousse à encourager bruyamment. C'est ce qui fait monter l'ambiance de la veillée.
Élastiques fins uniquement, jamais viser le visage ni les yeux. Lunettes conseillées ; le maître du jeu arrête tout débordement.
Variantes possibles
Battle royale
Toutes les équipes entrent dans l'arène en même temps. La dernière équipe à compter un survivant remporte la manche : on remplace le bracket par une grande mêlée.
Mort subite
En cas d'égalité, les derniers survivants se font face en cercle. Au top, tout le monde tire en même temps ; le dernier debout départage.
Vies express
Chaque joueur n'a que deux vies. Les manches sont plus courtes et plus nerveuses, le tournoi va plus vite.
Capitaine à protéger
Chaque équipe désigne un capitaine. Le toucher fait perdre la manche à son équipe, quel que soit le nombre de survivants — il faut le garder à couvert.
