Vos joueurs mettent la main sur un bout de parchemin où il est écrit WURXYH OH WUHVRU. Rien de connu là-dedans. Mais en regardant bien, chaque lettre a l'air d'avoir glissé de quelques rangs dans l'alphabet.
C'est le code César, du nom du général romain qui brouillait ses ordres comme ça. Le principe tient en un geste : on décale. Chaque lettre laisse sa place à une autre, toujours située le même nombre de crans plus loin.
La roue de César

Le décalage historique, c'est trois. On avance de trois lettres et le A devient D, le B devient E, jusqu'au bout de l'alphabet où l'on recommence depuis le début. Pour décoder, vos joueurs refont le trajet à l'envers, trois crans en arrière. Un petit truc qui aide énormément : deux alphabets sur deux disques de carton qu'on fait tourner l'un contre l'autre. La roue est calée une fois, et toutes les lettres se lisent d'un coup.
Changer la clé

Rien ne vous force à rester sur trois. Le vrai secret, c'est le nombre lui-même : tant que vos joueurs l'ignorent, le message résiste. Un décalage vaut le détour, le treize. C'est la moitié pile de l'alphabet, et du coup la même opération code et décode — on décale de treize à l'aller comme au retour, une seule roue suffit.
Message codé facile
À toi de coder ton message
Chaque lettre avance de 3 crans dans l'alphabet : A devient D, B devient E… C'est le décalage d'origine, celui de Jules César. Pour relire, on recule de 3.
Un peu d'histoire
Le code tient son nom de Jules César, qui l'utilisait pour ses courriers militaires il y a plus de deux mille ans. L'historien Suétone raconte qu'il décalait ses lettres de trois rangs pour que ses ordres restent secrets si un messager était intercepté ; son neveu Auguste faisait pareil, mais d'un seul cran. Trivial à casser aujourd'hui, ce code reste parfait pour brouiller une chasse au trésor.
