Le message que trouvent vos joueurs n'a plus une seule lettre écrite. À la place, des petits points groupés par six dans de minuscules cases. On dirait le message que lisent les personnes aveugles, du bout des doigts.
C'est le braille. Chaque lettre tient dans une cellule de six emplacements, deux colonnes sur trois lignes. Selon les points que l'on remplit, on obtient une lettre différente. Ici, pas besoin de le lire au toucher : vos joueurs comparent chaque cellule à la clé et remontent à la lettre.
L'alphabet en points

La clé montre les vingt-six lettres. Pour chacune, seuls les points pleins comptent, les vides restent en clair. Pour coder un mot, on pose une cellule par lettre, de gauche à droite ; pour décoder, on cherche chaque cellule dans la clé et on remonte à la lettre.
À vous de fabriquer le vôtre. Tapez votre message et le générateur le trace en cellules de points, prêt à imprimer pour le glisser dans votre parcours.
Message codé facile
À toi de coder ton message
Chaque lettre devient une cellule de six points possibles, deux colonnes sur trois lignes. Les points pleins comptent, les vides ne comptent pas. On déchiffre en comparant chaque cellule à la clé.
Astuce de jeu : après avoir imprimé la feuille, collez une petite perle ou un point de colle qui sèche en relief sur chaque point plein. Vos joueurs peuvent alors tenter de lire le message les yeux fermés, du bout des doigts, comme le vrai braille.
Un peu d'histoire
Le braille porte le nom de son inventeur, Louis Braille. Devenu aveugle tout enfant après un accident dans l'atelier de son père, il cherche, adolescent, un vrai moyen de lire avec les doigts. Il part d'un code de points en relief mis au point par Charles Barbier pour transmettre des messages militaires la nuit, sans lumière, et le ramène à six points seulement. Il n'a que quinze ans quand son système est prêt, en 1824. Longtemps ignoré, le braille s'est imposé après sa mort et reste aujourd'hui l'écriture des aveugles partout dans le monde.
