Le mot que lisent vos joueurs ne ressemble à rien : GILFEV. Pas une syllabe qui tienne. Pourtant chaque lettre est bien là, juste remplacée par sa symétrique dans l'alphabet.
L'Atbash retourne l'alphabet bout à bout. Le A échange sa place avec le Z, le B avec le Y, et on continue jusqu'à ce que les deux moitiés se croisent au milieu.
L'alphabet retourné

On pose l'alphabet à l'endroit, puis le même à l'envers juste en dessous. Chaque lettre se lit sous sa remplaçante, et l'échange marche pareil dans les deux sens.
À vous d'essayer. Tapez votre message, le générateur applique le retournement, et vous n'avez plus qu'à télécharger la feuille pour l'imprimer et la glisser dans votre parcours.
Message codé facile
À toi de coder ton message
L'alphabet est retourné : le A prend la place du Z, le B celle du Y, et ainsi de suite. Comme l'échange est symétrique, la même opération code et décode.
Bonne nouvelle : pas besoin de deux tableaux. Comme A et Z s'échangent dans les deux sens, la même bande sert à coder et à décoder. On repasse le message codé une seconde fois et il redevient lisible.
Un peu d'histoire
L'Atbash est l'un des plus vieux codes qu'on connaisse : on le repère déjà dans des textes hébreux vieux de plus de deux mille cinq cents ans. Son nom vient d'ailleurs des lettres hébraïques aleph, tav, beth et shin, qui décrivent l'échange de la première lettre avec la dernière, de la deuxième avec l'avant-dernière. On en trouve même quelques usages cachés dans la Bible. Sa force, c'est qu'il n'y a aucune clé à mémoriser : il suffit de retourner l'alphabet.
