Le message que récupèrent vos joueurs n'est qu'une file de nombres à deux chiffres, du genre 44 42 34. Pas une lettre en vue. Mais chaque nombre est une adresse : celle d'une case dans une grille.
Le carré de Polybe range tout l'alphabet dans une grille de cinq cases sur cinq. Pour retrouver une lettre, on lit deux chiffres : le premier donne la ligne, le second la colonne. À l'intersection, la lettre attend.
La grille de cinq sur cinq

On numérote les lignes et les colonnes de un à cinq. La lettre T, par exemple, tombe à la quatrième ligne et à la quatrième colonne : elle s'écrit donc 44. Une chose à savoir : le I et le J se partagent une case, pour que les vingt-six lettres tiennent dans vingt-cinq. Pour décoder, on prend les chiffres deux par deux et on remonte à la case.
À vous de composer le vôtre. Tapez votre message dans le générateur, il le convertit en couples de chiffres, et vous n'avez plus qu'à télécharger la feuille pour l'imprimer et la glisser dans votre parcours.
Message codé facile
À toi de coder ton message
Chaque lettre est repérée dans une grille 5×5 par deux chiffres : sa ligne puis sa colonne. I et J partagent la même case. Pour relire, on prend les chiffres deux par deux et on cherche la case correspondante.
Ce carré ne sert pas qu'à écrire, il se tape aussi. Chaque lettre devient deux séries de coups, la ligne puis la colonne, avec une petite pause entre les deux. C'est le principe du code que des prisonniers se transmettaient en frappant le mur : trois coups, une pause, trois coups, et c'est un N.
Un peu d'histoire
Le carré porte le nom de Polybe, un historien grec d'il y a plus de deux mille ans. Il l'avait imaginé pour transmettre des messages à distance avec des torches : un groupe de flammes pour la ligne, un autre pour la colonne. Bien plus tard, des prisonniers l'ont repris pour communiquer en frappant contre les murs de leur cellule. Une même grille, deux époques, et toujours la même idée : changer chaque lettre en deux petits nombres.
