



La réglementation ACM : où elle est écrite, qui l'écrit, ce qui s'impose
Où est écrite la réglementation des accueils de mineurs, qui l'écrit, ce qu'une circulaire ou un mémento départemental peut t'imposer et où se range la convention collective. Chaque réponse s'appuie sur son texte.
Où c'est écrit
Où est écrite la réglementation ACM ?
Dans le code de l'action sociale et des familles. Le chapitre « mineurs accueillis hors du domicile parental » regroupe les articles L. 227-1 à L. 227-12 pour la loi. Les décrets vont de R. 227-1 à R. 227-30. Le contrat d'engagement éducatif a ses propres articles : L. 432-1 à L. 432-6 et D. 432-1 à D. 432-20. Le ministère tient la liste complète avec les arrêtés et les circulaires.

Le ministère ne publie pas de PDF unique de « la réglementation ACM ». Il publie cette liste. Le document pratique, c'est le mémento que publient ta DRAJES et ton SDJES, les services Jeunesse et Sports de ta région et de ton département. Celui de Bourgogne-Franche-Comté reprend les textes et ajoute les recommandations de la région. Le code fait foi. Le mémento explique.
Qui écrit
Qui écrit les règles de l'animation ?
Il y a trois auteurs : le Parlement, le Premier ministre et le ministre. La lettre en tête de chaque article du code te dit lequel. Un article « L. » est une loi votée par le Parlement : c'est elle qui a créé le contrat d'engagement éducatif (CEE) en 2006 (art. L. 432-1).
Un article « R. » ou « D. » est un décret signé par le Premier ministre sans vote du Parlement. Les taux d'encadrement et le salaire minimum du CEE en font partie. Un arrêté est signé par le ministre pour le détail technique. Il fixe par exemple les diplômes exigés pour les activités physiques.

Le décret du 4 décembre 2024 a ainsi fait passer le minimum journalier du CEE de 2,20 à 4,30 fois le Smic horaire.
Le poids
Loi, décret, arrêté, circulaire, mémento : qu'est-ce qui s'impose ?
La loi, le décret et l'arrêté du ministre s'imposent partout à l'identique. Du plus fort au plus faible : la loi, le décret, l'arrêté, la circulaire, le mémento. Un taux d'encadrement ne change pas d'un département à l'autre. La circulaire ne crée aucune règle : elle dit comment le ministère lit ses propres textes. Le mémento départemental (les consignes publiées par les services Jeunesse et Sports de ton département) recommande.

Un mémento ne crée pas de règle nouvelle. Dans presque tous les cas il reprend la loi et l'explique, et c'est lui que tu suis au quotidien.
Le mémento
Le mémento de ton département est-il obligatoire ?
Non, mais grandement conseillé. Le mémento est la façon dont ton SDJES (le service Jeunesse et Sports de ton département) lit les textes. Il les traduit en consignes concrètes pour le terrain. C'est cette lecture que suit la personne qui viendra voir ton accueil. Le suivre te protège. Le mémento fait partie des documents publiés par l'administration : « toute personne peut se prévaloir de l'interprétation d'une règle, même erronée, opérée par ces documents » (art. L. 312-3 du code des relations entre le public et l'administration).
La sécurité est la seule limite. Le même article retire cette protection dès que « la santé publique, la sécurité des personnes et des biens » sont en jeu. Si le mémento et la loi disent deux choses différentes sur la sécurité des mineurs, c'est la loi qui s'applique.

Deux départements peuvent lire un même texte différemment. Écris à ton SDJES dès qu'un point du mémento t'échappe. Fais pareil quand on te demande un papier sans que tu voies sur quel texte il s'appuie. Garde la réponse du SDJES : c'est elle qui vaudra chez toi.
La convention
Et la convention collective, elle se range où ?
Du côté de ce qui s'impose, un étage sous la loi. Dans l'animation elle s'appelle ÉCLAT. Personne à l'État ne l'écrit : les employeurs et les syndicats de salariés la négocient.
Un arrêté d'extension du ministère du Travail rend ensuite ses règles « obligatoires pour tous les salariés et employeurs compris dans le champ d'application » (art. L. 2261-15 du code du travail). Elle « peut comporter des stipulations plus favorables aux salariés que les dispositions légales » (art. L. 2251-1). Le même article lui interdit de « déroger aux dispositions qui revêtent un caractère d'ordre public ». Ces dispositions-là protègent tout le monde.

Pour finir
Les textes
Législation et réglementation des accueils collectifs de mineurs (jeunes.gouv.fr) : la liste des articles du code, des décrets, des arrêtés et des circulaires en vigueur.
Code de l'action sociale et des familles, art. L. 432-1 : la création du contrat d'engagement éducatif par la loi ; décret n° 2024-1151 du 4 décembre 2024 : le minimum journalier du CEE porté à 4,30 fois le Smic horaire.
Code des relations entre le public et l'administration, art. L. 312-3 (ce que vaut une interprétation publiée par l'administration, et la réserve sur la sécurité des personnes) et R. 312-10 (la mention que les sites officiels doivent afficher).
Code du travail, art. L. 2261-15 (l'arrêté d'extension d'une convention collective) et L. 2251-1 (la convention ne peut qu'améliorer la loi).
Guides liés : les institutions de l'animation · accueillir un contrôle · les taux d'encadrement.
La liste des textes ACM a été relue sur le site du ministère le 22 septembre 2026. Les articles cités l'ont été sur Légifrance et sur le Code du travail numérique.
La place du mémento vient du code des relations entre le public et l'administration, comparé à plusieurs éditions de mémentos départementaux Jeunesse et Sports.
