

Code hiéroglyphe - avec générateur
C'est un code à signes qu'on glisse dans un jeu de piste ou une chasse au trésor. Le message part en hiéroglyphes et les équipes le relisent avec la clé. Les Égyptiens n'écrivaient pas tout à fait comme ça, on le raconte en bas de page.
⌨️ Générateur de hiéroglyphes
Tapez votre texte. Le générateur le traduit en signes et vous rend une feuille à imprimer.
Message codé facile
À toi de coder ton message
Chaque lettre devient un des signes que les égyptologues lisent comme une seule consonne, du vautour au filet d'eau. On déchiffre en retrouvant chaque signe dans la clé.
Gardez la clé à part du message. Vous cachez la feuille codée à un endroit et la clé à un autre. Tant que vos joueurs n'ont pas les deux il n'y a rien à lire.
🖨️ La clé à imprimer pour les équipes
Le générateur trace le message, cette feuille donne la clé. Les vingt-six signes y sont rangés avec leur lettre en dessous, dans le même ordre qu'à l'écran. Punaisez-la au mur du QG ou remettez-en une à chaque équipe au départ.
📜 Un peu d'histoire

L'alphabet de cette page n'a jamais existé chez les Égyptiens. Ils n'écrivaient pas leur langue lettre à lettre : un même signe pouvait valoir un mot entier, ou deux consonnes d'un coup, ou encore préciser le sens de ce qui précédait sans jamais se prononcer.
Ce qu'on appelle aujourd'hui l'alphabet hiéroglyphique est un usage d'égyptologues. Ils ont isolé la vingtaine de signes qui valent une seule consonne, les signes unilitères, et s'en servent pour transcrire un nom. Les scribes faisaient déjà quelque chose d'approchant quand un nom étranger leur tombait dessus, Cléopâtre ou Alexandre. C'est pour cette raison que notre clé fonctionne.
Pendant quatorze siècles, plus personne n'a su lire tout ça. Le dernier texte gravé date de 394 après Jésus-Christ. L'écriture s'est éteinte avec les derniers prêtres qui la connaissaient encore.
Ce qui a débloqué la situation, c'est une pierre trouvée en 1799 par les soldats de Bonaparte près de Rosette, dans le delta du Nil. Le même décret y est gravé trois fois : en hiéroglyphes, en démotique et en grec. Le grec, lui, se lisait encore.
Jean-François Champollion a compris en 1822 que ces signes notaient des sons, et pas seulement des idées. Il est parti des cartouches, ces longs ovales fermés d'un trait dont les scribes entouraient les noms de rois : dans celui de Ptolémée, il a reconnu un P, puis un T, puis les autres. Quatorze siècles de silence tombaient sur une boucle de corde.
🔣 Comment on écrit son message
Chaque lettre prend un dessin. Pour coder, on remplace lettre par lettre. Pour décoder, on cherche le dessin dans la clé et on remonte à la lettre.
Les signes d'un même mot se touchent. Un blanc sépare deux mots.
Trois lettres partagent leur signe
L'égyptien n'avait qu'un son là où nous en avons deux. Le C et le K reçoivent la même corbeille, le E et le I le même roseau, le F et le V la même vipère. Prévenez vos joueurs : devant un de ces signes on essaie les deux lettres et on garde celle qui donne un mot. Pour le O, le U et le W nous avons pris trois dessins différents qui se lisent tous « w » chez les égyptologues. Un seul signe rendrait un mot comme TROUVE indéchiffrable.
Pour écrire à la main, gardez la clé sous les yeux et ne cherchez pas la ressemblance. Un trait qui évoque l'oiseau suffit. Tournez en revanche tous les signes du même côté sur toute la ligne.