Créer sa BD, c'est raconter une histoire en photos. On monte une petite scène avec ce qu'on a sous la main et on la photographie case par case. Les bulles se posent par-dessus. Ça se mène en intérieur dès 6 ans, en centre de loisirs comme en colo. Personne n'a besoin de savoir dessiner.
🧱 À quoi ressemble une BD montée en colo
« La Cité d'or », cinq planches montées par un groupe en colo. Tout est joué par des figurines sur des plaques de briques, et les bulles ont été ajoutées après coup.
🎒 Ce qu'il faut sortir
Un téléphone ou un appareil photo
Des figurines, ou des personnages en pâte à modeler
De quoi planter un décor : des briques, du carton, un bout de tissu
La malle à déguisements, si ce sont les enfants qui jouent
Des ciseaux, de la colle et une feuille par planche
Du papier blanc pour découper les bulles
🧸 Jouer la scène avec des figurines
Ici ce sont des figurines qui jouent l'histoire, sur un décor posé sur une table. Ça convient aux grands, qui acceptent de replacer un personnage et de refaire trois fois une photo ratée.
Montez un décor qui tienne debout tout seul : une plaque de briques pour le sol, une boîte à chaussures posée sur le flanc qui fait une grotte ou une maison. Les personnages se déplacent dedans d'une case à l'autre, sans rien avoir à reconstruire entre deux photos.

🦸 Jouer la scène en se déguisant
Chez les plus jeunes, manipuler des figurines et cadrer derrière tourne vite au calvaire. Alors ce sont eux les personnages : ils enfilent des déguisements et jouent la scène en grand, pendant que vous tenez l'appareil.
Mieux vaut mitrailler que soigner chaque cadrage. C'est en étalant les photos qu'on voit lesquelles font de bonnes cases.

✏️ Faut-il écrire l'histoire avant de photographier ?
Ça dépend de la version. Avec des figurines, oui : rien ne se photographie tant que l'histoire n'est pas claire. On décide qui sont les personnages, ce qui leur arrive et comment ça se termine. On la découpe ensuite en cases sur un brouillon.
En grandeur nature, non. Des enfants déguisés trouvent l'histoire en la jouant, et l'écrire d'avance casse ce qui les fait jouer. L'ordre se remet derrière, une fois les photos étalées. Quand ça cale, lancez-leur un rebondissement depuis le bord du terrain — le trésor est vide, quelqu'un frappe à la porte.
Dans les deux cas l'histoire finit en cases. Quatre cases font déjà une histoire complète chez les 6-8 ans. Une page classique en tient six, en deux bandes de trois. Une histoire à rallonge ne se termine jamais. Une planche finie vaut mieux que trois commencées.
📸 Photographier case par case
Une photo donne une case. Numérotez-les au fur et à mesure, sans quoi la planche est impossible à remonter.
Cadrez large : il faut de la place au-dessus des personnages pour poser les bulles. Variez aussi les vues, une vue d'ensemble pour montrer où on se trouve et un gros plan quand un personnage réagit.
Installez la scène près d'une fenêtre et calez le téléphone contre un livre. Une photo sombre ou floue rend la case illisible.
💬 Poser les bulles et monter la planche
Deux façons de faire, et la plus simple se passe d'écran.

Ciseaux et colle
On imprime les photos, on les colle dans l'ordre sur une feuille, puis on écrit les dialogues dans des bulles découpées qu'on colle par-dessus. Quelques mots par bulle suffisent. C'est là qu'arrivent les bruitages et la chute.
Deux outils gratuits
Ni l'un ni l'autre ne demande de savoir dessiner. BDnF, l'application de la Bibliothèque nationale de France, est faite pour la BD et parle français. Canva propose des modèles de planches où on glisse ses photos et où on pose les bulles, directement dans le navigateur.
🏆 Finir par une expo, et envoyer les planches aux parents
Les planches s'accrochent au mur en fin d'atelier et chacun vote pour celle qu'il préfère. Les enfants en profitent pour lire les histoires des autres.
Une planche photographiée s'envoie ensuite aux parents.

