La chasse à l'ours est un chant à répéter, sans matériel et sans préparation. Le meneur lance une phrase, le groupe la reprend en frappant les cuisses, et le chemin se fait de mime en mime jusqu'à la grotte de l'ours. On le chante assis en cercle, en colo comme en centre de loisirs ou en périscolaire.
🐻 Le principe de la chasse à l'ours
Le chant est mené du début à la fin : chaque ligne part du meneur, le groupe la reprend telle quelle. Personne n'a besoin de connaître les paroles, elles s'apprennent en avançant.
Pendant tout le trajet, les mains frappent les cuisses en alternance, comme des pas. Elles s'arrêtent le temps d'un mime, puis repartent. Entre deux obstacles, le refrain « On va à la chasse à l'ours ! » se relance un cran plus fort.
Personne ne se déplace : les quatre obstacles se franchissent sur place, en gestes et en bruitages. La vidéo ci-dessous les montre tous.
🎶 Le couplet, le même à chaque obstacle
Chaque ligne se chante deux fois : le meneur d'abord, le groupe ensuite. Voilà le couplet en entier, celui de l'arbre.
On va à la chasse à l'ours !
Y'a un arbre !
Un grand arbre !
Peut pas passer à côté,
peut pas passer en dessous,
va falloir l'escalader !
Ensuite, seules trois lignes bougent : l'obstacle annoncé, sa reprise en plus grand, et la façon de le franchir. Le reste se rechante à l'identique.
🌲 Les quatre obstacles
L'arbre
Y'a un arbre ! Un grand arbre ! … Va falloir l'escalader !
On mime la grimpette avec un « crrr, crrr » qui monte pendant la montée, et qui redescend de l'autre côté.
L'eau
Y'a de l'eau ! Beaucoup d'eau ! … Va falloir la traverser !
On nage sur place, « bllll, bllll ».
La boue
Y'a d'la boue ! Beaucoup d'boue ! … Va falloir marcher dedans !
On patauge en « splotch, splotch », un pied après l'autre.
La grotte
Y'a une grotte ! Une grande grotte !
Le couplet s'arrête là. Les dernières lignes ne se reprennent plus, le meneur les enchaîne seul : « Y'a deux yeux… des p'tits yeux… des grands yeux… C'EST L'OURS ! »
🏃 Le retour à toute vitesse
Tout le monde crie, et le chant repart aussitôt dans l'autre sens. Les mains frappent les cuisses aussi vite que possible, et on refait le chemin à l'envers : la boue, l'eau, l'arbre.
Chaque obstacle repasse avec son mime et son bruitage, mais le meneur n'attend plus la reprise du groupe : il enchaîne, les autres suivent les gestes. Le chant s'arrête une fois rentré à la maison.

🥁 Mener le chant
Lancez la cadence sur les cuisses avant la première phrase, le temps que le groupe s'y cale.
Le refrain monte d'un cran à chaque relance. Le dernier, celui d'avant la grotte, se chante à pleine voix.
Faites les gestes en grand, face au groupe. Ils se copient, ils ne s'expliquent pas.
Comme rien ne se déplace, un cercle serré suffit et le chant tient aussi dans un car.
